22 mars : Nous passons au Laos !

22 mars 12h au 23 mars 18 h : Nous sommes sur le Mékong !
Nous embarquons pour 2 jours de bateau reliant la ville frontière de Huay Xai et Luang Prabang. Nous nous attendions à autre chose qu'un bateau affrété spécialement pour les touristes, nous faisons avec...
(et un petit conseil à ceux qui prendront le 'slow boat' de Huay Xai jusque Pak Beng puis Luang Prabang : méfiez vous du discours 'd'information' - désinformation - délivré avant d'embarquer, ils veulent vous effrayer pour vous vendre les chambres 2 fois le prix réels. Sur place à Pak Beng, pas de souci pour trouver une GH pour tous les budgets, il y a l'embarras du choix ! et eviter le Bonmy GH...)
Le trajet demande toute l'expérience et les connaissances du chauffeur, nous sommes en saison sèche et le Mékong est à son plus bas. Les rochers jalonnent le parcours et nous passons de petits rapides. Comme en Birmanie et en Thailande, un voile gris recouvre les collines alentours et nous apercevons bientot l'image familière des parcelles en feu.
Le bateau est complètement plein surtout de touristes essayent chacun de trouver sa place pour les prochaines 8 heures, tant bien que mal, entre les sacs de riz, les bagages et les bancs en bois. C'est vrai, au bout du compte, le trajet sera assez plaisant, de beaux paysages (plus verts qu'en Birmanie), une brise constante pour nous faire oublier la chaleur.
Nous dormons à Pak Beng et repartons le lendemain matin, enchainant 10h au rythme de l'eau.



Du 23 mars au 27 mars 2009 : à Luang Prabang, un peu comme à la maison !
des repères familiers :

on vous le promet, on est pourtant bien au Laos !
Luang Prabang est une petite ville de 50 000 hab et l'une des plus importantes du Laos ou la densité de population est la plus faible d'Asie. Le pays compte 7 millions d'habitants au total.
L'architecture temoigne d'un passé colonial glorieux ; des maisons en bois appelées villas, des venelles donnant sur les arrières cours, le tout entouré de palmiers. A cela s'ajoutent l'or des temples qui jalonnent la ville et dominent la colline de Phu Si, le rouge et doré du palais royal.
Les bords du Mékong offrent de petites plages et des constructions temporaires en bambou.

Luang Prabang est au final un endroit agréable et assez sophistiqué, qui clairement s'oriente vers un tourisme haut de gamme.



Heureusement en cherchant bien on peut encore trouver une guesthouse à 6$ la nuit, et des repas dans la rue à moins de 1euro !
Nous découvrons un peu les alentours notamment les caves de Pak Ou sur les bords du Mekong que nous rejoignons en bateau :
et les magnifiques chuttes de Tat Kuang Si ou nous passerons quelques heures entre baignade, papillons et sérénité !


du 27 au 29 mars : Nong Khiaw, orage, pluie = bonheur !
Encore une expérience du transport local : 3h de route parmi 20 autres passagers à l'arrière d'un pick up (appelé bus ici), sans compter les marchandises... c'est rude !
La récompense est heureusement au bout du chemin ! Le village est niché au bord de la rivière Nam Ou (affluent du Mékong) et entouré de pics verdoyants. Souffrant du meme fléau qui veut qu'à cette période de l'année des quantités de parcelles sont en feu, recouvrant le ciel d'un voile gris, les paysages sont pourtant dégagés pour le premier jour depuis longtemps, coincidant avec notre arrivée.

La pluie qui s'abattera dans les heures à venir finira de 'nettoyer' le ciel. Le lendemain nous admirons un ciel bleu, rare en cette saison !

La pluie et les orages sont un vrai bonheur (peut etre parce que c'est seulement la deuxième pluie à laquelle nous avons droit depuis des mois !). L'air se rafraichit agréablement. Nous profitons d'une acalmie pour mettre le nez dehors, elle sera de courte durée et nous nous retrouvons bientot joyeusement trempés, à quelques kms du village.
Nous trouverons un abris dans les grottes utilisées par le village comme refuges pour les habitants pendant les bombardements de la guerre d'Indochine. En effet, elles peuvent aisément contenir quelques centaines de personnes !
Le lendemain, nous partons pour une journée de rando, explorant un chemin découvert la veille, qui longe le fleuvd et offre des vues magnifiques. Nous marchons 3h avant d'arriver au bout et etre contraints de faire demi tour (on ne serait pas aller plus loin de toute facon !) et re 3h de marche, sans chaussures cette fois, c'est en fait assez agréable de marcher pieds nus !

Au village, nous découvrons un petit resto qui devient vite notre cantine, et goutons au fameux 'riz collant', celui ci est couleur vin et délicieux avec un plat de légumes. Pour le matin, nous nous accomodons de la baguette laossienne (héritée du passage des francais) et copie un peu pale de sa grande soeur, mais qui convient très bien avec un peu de confiture et trempée dans du café !

du 29 mars au 1er avril : soleil et pluie à Muang Ngoi Neua
Notre prochaine escale ne se trouve qu'à une heure de bateau de Nong Khiaw. C'est un village paisible, reculé car accessible que par la rivière, peuplé de guesthouses qui accueillent les touristes de passage.


Nous arrivons par un grand soleil, il fait meme tres chaud, peut etre trop. Le lendemain, nous partons tot à la découverte des alentours, et suivons un chemin de terre. Nous traversons un village typique et continuons à marcher 3h, seuls au milieu des collines, rencontrant occasionnellement quelques buffles en bord de rivière. Nous nous posons dans une cabane pour le déjeuner, essuyons une courte averse. Déjà l'air se rafraichit, et nous rentrons sans tarder.

L'orage arrivera en fin de journée, accompagné de pluies soutenues qui dureront au moins pour les 2 prochains jours.
Le lendemain ressemble à un dimanche pluvieux, nous nous absorbons dans nos lectures, attendant que ça se calme, discutons avec d'autres touristes (français! ; avec la pancarte qui trone sur notre bungalow, on ne pouvait y échapper!)

Nos affaires sont humides et rien ne sèche, nous décidons donc de partir le lendemain mais garderons un très bon souvenir de cette région et de nos rencontres ici !
Nous retournons à Luang Prabang pour la nuit et ferons escale le lendemain à Phonsavan, explorant la mystique plaine des jarres et ses souvenirs de guerre.
du 2 au 4 avril 2009 : l'histoire des bombies
Après une courte escale à Luang Prabang, nous quittons définitivement la province. La route est en très bon état mais très sinueuse ! Bientot, l'air se rafraichit et une pluie battante s'abat sur la campagne, rendant la route plus glissante. Un mini van nous percutera dans un virage (aucun dommage corporel) et nous serons bon pour une pause forcée de plus d'une heure.
A Phonsavan, nous réservons un tour pour le lendemain avec 2 Israeliens.
Le lendemain matin la journée commence avec le visionnage d'un reportage sur les bombies, ou nous découvrons presque abasourdis une partie sombre de l'Histoire.
En effet, la région a connu les pires bombardements pendant la guerre du Vietnam. C'est une partie peu connue du grand public et pour cause : on l'a appelé la guerre secrète. Le Laos a été le pays le plus bombardé de l'Histoire (plus que l'Allemagne et Japon réunis pendant la seconde guerre mondiale). Violant les accords de Genève qui empechaient toute intervention militaire au Laos, les Etats Unis ont secrètement et intensivement bombardé le pays entre 1964 et 1973, larguant ainsi plus de 2 millions de tonnes de bombes à l'est du pays. Leur but était de limiter le support des communistes au Vietcong, mais aussi de vider leur avions des bombes qu'ils ne pouvaient larguer au Vietnam, les lachant au dessus du Laos sur leur retour vers leurs bases en Thailande. Des villages entiers ont été rasés, et le nombre de victime contiue de s'accroitre aujourd'hui. La plupart des bombes larguées sont des bombies (une enveloppe en metal liberant 600 petites bombes peu après le larguage). Plus de 40% des bombies n'ont pas explosé, truffant le sol laossien de pièges mortels. Les familles de villageois sont les plus touchées, surtout les enfants. Les bombies sont partout ; autour des écoles, dans les champs, dans le sous sol des maisons, un danger permanent.

Nous découvrons par nous memes les cratères laissés comme témoignage des bombardements, et la présence des bombies tout autour, nous sommes assez choqués de découvrir cette dure réalité et d'apprendre que ces memes bombes continuent d' etre utilisées (au Kosovo, en Somalie par exemples) malgré les graves conséquences.



Nous continuons notre journée avec une excursion au bord de cascades, ou nous évoluons dans la nature à la façon Indiana Jones. 

Enfin, nous visitons la plaine des Jarres, un endroit mystérieux, jonché de jarres en pierre (plusieurs centaines) qui datent de plus de 2000 ans mais dont l'origine et l'objet restent un mystère...

Le soir nous avons droit à une soirée organisée par l'agence, avec bbq, plats locaux et bières, les Laossiens ne sont pas en reste coté fete !
du 4 au 7 avril 2009 : No tubing à Vangvieng
Ce n'est pas l'endroit qui nous attire le plus, il faut dire. Décrit comme Pai en Thailande, un village victime du débarquement en masse de touristes, ou il ne reste pas grand chose d'authentique... Pourtant, un endroit magnifique, ou la nature est l'une des plus belles du Laos ; ce qui nous pousse à y passer 2 ou 3 jours, comme escale avant de rejoindre la capitale.
Sitot arrivés, nos appréhensions se confirment, et nous fuyons de l'autre coté de la rivière, près d'un village tranquille, aussi loin que possible des touristes à moitié nus et imbibés d'alcool du matin au soir... La principale attraction de la plupart des touristes ici est le 'tubing' : on vous lache sur la rivière à 3 kms de la ville et vous vous laissez emporter par le courant dans une grosse chambre à air, multipliant les stops aux bars qui jalonnent le parcours. Comme les rapides sont assez dangereux et les reflexes très lents après quelques verres, les gens se blessent et nous croisons ici toutes sortes d'écloppés ; c'est décidé, pour nous ce sera no tubing ! Heureusement, il est encore possible d'apprécier l'endroit. Nous occupons un bungalow spacieux chez un local qui parle français, et notre fenetre ouvre sur les majestueuses falaises alentours.
Nous partons marcher la journée, traversant les villages locaux et explorant les grottes nichées dans les falaises.
La plus impressionante est Tham Kan, ou nous aurons une petite poussée d'adrenaline en constatant que nous sommes perdus parmi les stalagtites! Nous retrouverons finalement la sortie et plongeons direct dans l'eau turquoise de la piscine naturelle en contrebas, un délice !
Petit topo sur les Français qui voyagent (parce qu'ils voyagent !) - Les vrais routards
A ce point du voyage, on se doit de faire tomber un préjugé tenace selon lequel les Français voyagent peu. On a rencontré beaucoup de Français au Népal et en Inde, sans pourtant rechercher leur compagnie. On a pensé que c'était sans doute assez exceptionnel. En Birmanie et au Nord de la Thailande, nous continuons à rencontrer au hasard des chemins... des Français ! A présent au Laos, quasi la moitié des rencontres sont françaises ! (si on oublie Vang Vieng!)
Nous avons le plaisir de voir que les Français voyagent ! et que ce sont souvent eux les vrais routards ! Quand les anglo saxons se pressent dans les bus VIP, squattent les hotels à air conditionné, recherchent la compagnie de leurs pairs et apprécient les endroits touristiques proposant pizza et bière, le Français est tout le contraire ! souvent seul, plus agé (à partir de 30 ans et sans limite au delà) on le rencontre dans les transports locaux, dans les boui-bouis, un peu crasseux et tellement heureux ! il y a quelque chose de profondément routard dans les genes des voyageurs Français.
Je suis fière d'etre Française !
du 7 au 9 avril : histoires de bestioles à Vientiane, debut d'un cauchemar dermatologique...
Nous partons sous la pluie de Vang Vieng et arrivons sous un soleil pesant à Vientiane, la capitale.
Trempés, fatigués par le poid de nos sacs, nous passons de Guesthouse en guesthouse, toutes étant complet. Nous prenons finalement la première possibilité qui se présente, et c'est une chambre dans une guesthouse très sommaire, propre en apparence, mais que je vais vite apprendre a hair.
Le sort s'acharnera pour nous rendre le séjour moins agréable : d'abord la chaleur, des contacts pas très sympas avec les locaux (qui nous vendent un sandwich vraiment pas frais ; à l'hotel qui ne veulent pas nous renseigner sur les bus locaux), et une premiere nuit presque sans sommeil : la bruit de la clim du voisin juste a l'exterieur de notre fenetre, la chaleur insupportable, un matelas inexistant et enfin on se fait reveiller en pleine nuit par une souris qui fouille dans nos affaires !
Au matin, je commence à remarquer des piqures de moustiques sur tout mon corps, regroupees sur plusieurs zones... et ma peau y réagit assez violemment...
Bientot, nous comptons plus d'une centaine de piqures qui me démangent dont certaines font la taille d'une pièce de 2 euros !
La chaleur aggrave les choses et en fin de journée je n'en peux plus de voir les piqures gonfler davantage ! Je commence a douter que ce soit des piqures de moustiques et nous commencons peu a peu a faire la relation avec la dizaine de tout petits insectes recouvrant l'intérieur de la moustiquaire a notre reveil...
Heureusement il existe des remèdes locaux dont 'la baume du singe blanc qui tient une pèche dans la main', ?!!! qui calme réellement les réactions au piqures, mais ne dure que quelques heures...
Nous avons change de chambre pour la 2eme nuit, mais cela ne suffira pas, je me ferai encore piquee, et ne dormirai presque pas tellement mon corps me demange...
Desesperes par les reactions de la guesthouse qui visiblement sont au courant que leur matelas sont infestes d'insectes, on décide de partir dès le lendemain, essayant de fuir les bestioles, souris, moustiques et autres insectes !
du 9 au 11 avril : convalescence a Savannahket
J'ai vraiment la haine maintenant quand je me regarde dans le mirroir... ce sont des centaines de piqures qui gonflent ma peau et je me demande combien de temps cela va prendre pour cicatriser... Mes jambes et surtout mes pieds ont double de volume et j'ai tellement de mal a marcher...
Nous noyons toutes nos affaires pour eradiquer les insectes. La guesthouse ou nous echouons est adorable et nous nous refugions dans notre chambre avec air conditionne.
Nous avons quitte les montagnes et leur climat agreable pour le plateau du Sud ou la chaleur a l'exterieur est plus difficilement supportable, ainsi qu'on s'y attendait... on va devoir s'y habituer pour les semaines a venir !
Savannahket est une ville tres agreable, tres calme, Nous apprecions le rythme tres relax des locaux, l'architecture coloniale et l'accueil chaleureux, il faut dire que la ville n'est pas aussi touristique que les precedentes.
Les locaux et la petanque...
les bords du Mekong

Demain, nous partirons certainement vers le plateau de Bolaven et ses plantations de cafe.
11 et 12 avril 2009 : fiesta à Pakse
Nous continuons notre lente progression vers le Sud, aujourd'hui 270 kms en presque 6 heures ; non pas que la route soit mauvaise (au contraire !) mais nous nous arretons toutes les 10 min pour embarquer villageois et marchandises diverses, chacun essayant ensuite de trouver sa place dans le bus bondé ; c'est la vie dans les transports locaux ! et on aime la partager !
Pakse n'a rien d'exceptionnel, c'est plutot une ville étape. Après diner, nous nous baladons et entendons de la musique venant d'une maison. Nous sommes invités de suite par une bande de jeunes qui fetent en avance le Nouvel An asiatique (officiellement dans quelques jours). Ils veillent attentivement à ce que nos verres de bière soient toujours pleins, et viennent trinquer à tour de role nous entrainant dans une tournée de cul sec que nous avons du mal à refuser ! 4h après nous rentrons à notre hotel, un peu titubant mais tellement heureux d'avoir partager ces moments avec les locaux !
du 12 au 14 avril : baignade obligée à Tadlo
Nous nous reveillons tot, un peu mal aux cheveux, pour prendre le bus direction les chuttes de Tadlo sur le plateau Bolaven. Nous traversons les plantations de café (héritage des colons Français) et arrivons au petit village qui jouxte les cascades. Quelques guesthouses tenues par des villageois accueillent les touristes. Des 'resort' plus luxueux sont en construction aux abords de la cascade, laissant entrevoir le développement futur du lieu.


Il fait très chaud ici et tout comme les locaux nous passons notre temps au bord et dans l'eau. Nous essayons bien de partir marcher tot le matin, mais meme à 8h du matin la chaleur est difficilement suportable et à 10h 30 nous renonçons et nous réfugions dans l'eau de la rivière !
le14 avril : a travers les plantations de cafe
Revenus a Pakse un peu plus tot que prevu (nous devons absolument change notre argent contre des dollars et les banques seront fermees a partir du 15 pour 3 jours), nous louons un scooter et partons a la decouverte d'un village ou les producteurs de cafe sont regroupe en cooperative et vendent leur cafe sous le label commerce equitable.
Nous n'arriverons pas a rencontrer les producteurs car aujourd'hui c'est la debut des vraies celebrations pour le Nouvel An et les gens sont regroupes dans leur famille, vont au temple ... Nous aurons quand meme l'occasion de boire un vrai delicieux cafe en bord de route !
Nous faisons une halte sur le chemin du retour aux chuttes de Tan Yuang, tres impresionnantes et rafraichissantes (un brumisateur naturel !)
du 15 au 20 avril : Don Det un coin de paradis
Nous avons 5 jours devant nous, avant de rejoindre le Cambodge et Don Det est notre dernière étape au Laos. Et c'est parfait pour recharger les batteries !
Ici pas de mer mais c'est tout comme... le Mékong s'élargit sur plusieurs kilomètres formant 4000 iles, dont Don Det. L'eau est partout et est une invitation pour se rafraichir si on veut affronter les chaleurs de la journée !

Nous occupons un bungalow surplombant le Mékong et l'un des meilleurs endroits ou se baigner sur l'ile se trouve... à nos pieds !
Nous passons donc les prochains jours entre balancements en rythme dans nos hammacks, allers retours baignade-balcon et dégustation de leur cuisine anti MSG (exhausteur de gout ; c'est parait-il un vrai problème en Asie ou ils abusent de ces composants chimiques dans tous leurs plats, et dont les effets secondaires peuvent etre multiples). Nous rencontrons un couple de musiciens de blues américains (Lance & Dona) qui s'est pris de sympathie pour la famille qui gère la gueshouse ; ils passent donc 5 mois par an ici et apportent leur participation à toutes les taches de la guesthouse.


A l'occasion nous profitons du répit apporté par le coucher du soleil pour enteprendre quelques courtes excursions à travers l'ile. Les paysages sont magnifiques et les gens de l'ile vivent sur le meme rythme depuis des générations, ayant juste ouvert leur maison aux touristes de passage. Le résultat est très réussi : la vie est très authentique, les 'resort' n'ont pas leur place ici, et les touristes partagent un moment avec les locaux en relative harmonie... que demander de plus ? Don Det est bel et bien un vrai coin de paradis !
Ce que nous retiendrons du Laos :
- ses habitants au tempéramment très relax (il faut parfois les convaincre de vous emmener en taxi ou de vendre un plat dans un resto)
- le riz gluant, véritable révélation et meme apres 30 jours avec en moyenne 250g par jour, on ne s'en lasse toujours pas !
- la salade de papaye verte, les curries au lait de coco
- les baguettes, voire les sandwiches locaux au paté ou vache qui rit (la vraie !)
- le café Lao (merci les colons Français)
- l'influence de la Thailande, leur modèle au quotidien, et des investissements chinois (dont les conséquences sont de plus en plus visibles)
- la 'beer Lao' et le Lao Lao, véritables fiertés nationales surtout en période de Nouvel An asiatique
- le Mékong qui 'habite' le pays, nous avons passé plus de la moitié du temps au Laos à ses cotés
- le slow boat de la frontière thailandaise à Luang Prabang ; la plus mauvaise introduction au pays et notre plus grosse erreur stratégique, nous avons encore du mal à le digérer aujourd'hui ! ; à éviter si vous décidez d'aller au Laos
quelques chiffres :
1 euro = 11 000 kip
1 l d'eau = 2 000 K
1 l d'essence = 7 000 K
1 baguette (petit modèle) = 3 000 k
1 ch double en moyenne = 55 000 K
repas curry + riz = 15 000 k
Internet = entre 6 000 et 20 000 K l'heure1 bière 'Bier Lao' en bouteille = 10000 kips