le 13 Septembre 2008 escapade au 'vert'
Aujourd'hui, on part prendre l'air car nos poumons commencent à souffrir de l'air pollué d'Oulan Bator (au fait pas de cigarette depuis le départ et pour le moment on tient plutot bien le coup !).
On decide alors de rejoindre la ville voisine avec le bus. De là nous marchons environ 8 km à travers steppes pour pénetrer dans le parc national de Bogdknan Uul et rejoindre les ruines du monastère de Manzushir Khiid.






Nous rencontrons beaucoup de jeunes ados venus passer leur weekend ici (leur notion de zone protégée ; parc national est tout de meme spéciale, car celà ressemble un peu à un camp de vacances...), et tous entament la discussion avec nous en anglais. Ils rient beaucoup et aiment pratiquer leur anglais. Du coup au retour on se fait alpaguer par un bus scolaire ou les jeunes insistent pour qu'on monte avec eux ; sur le chemin, ils chantent en anglais puis en mongol, nous posent des questions, nous donnent des bonbons...
très bonne journée toujours sous le soleil !
Ainsi la gentillesse et l'hospitalité des mongols n'est pas un mythe et celà nous saute aux yeux en comparaison avec la Russie (les russes sont beaucoup plus méfiants et froids de prime abord). Bien sur nous croisons aussi à Oulan Bator pauvreté et alcoolisme qui entrainent racisme et violence : comportements aggressifs (il a fallu calmer les nerfs de Jurgen hier !), pickpockets ultra efficaces (nous avons failli nous faire voler un portefeuille, 1ere leçon !), kidnapping et signes racistes... La ville est peu sure et il est déconseillé de sortir le soir après la tombée de la nuit. Heureusement, les bonnes expériences sont trop nombreuses et nous tombons sous le charme mongol...
le 13 Septembre,Oulan Bator
Ca y est ! nous sommes assez nombreux (6 au total, 2 neerlandais, un americain et un Coreen) pour partir a travers les steppes mongoles, jusqu'au desert de Gobi, a travers les vallees et les steppes, pendant 10 jours. Nous voyagerons en mini bus russe, et dormirons chaque nuit chez l'habitant, dans des gers...
Nous n'aurons pas la possibilite de nous connecter a Internet, rendez vous donc a notre retour le 23 sept pour un compte rendu ainsi que les photos de ce voyage !!
du 14 au 22 Septembre 2008 : The Gobi Tour
Nous embarquons à 9h à bord d'un mini bus russe avec notre conducteur Bataar et 4 autres voyageurs. 2 jours de route sur piste à travers les steppes pour rejoindre le désert de Gobi ; nous traversons la région de Dundgov. C'est un peu long et pas de tout repos du fait de l'état des pistes, mais pas inintéressant.

Notre chauffeur Bataar et notre bus, tous deux rustiques !!





Premier coucher de soleil sur les steppes...
alors que la lune se leve (les 2 photos sont prises simultanement !)
Nous voyons les paysages changer, de petites chaines de montagne rocheuse commencent à s'élèver au milieu des steppes, et les chameaux font leur apparition. Nous passons notre première nuit au pied des montagnes du Baga Gazryn Chuluu.
Nos hotes
Nous dormons au milieu de nulle part dans les gers d'authentiques familles nomades. Le vent balaye ces plaines et les nuits sont assez fraiches. Heureusement, les familles nous allument le poele dans la ger avant de se coucher et nous le rechargeons à l'aide de crottin séché de diverses provenances (et oui, pas de bois dans la steppe !!)

Dès que nous arrivons dans la région de Omnogov, Gobi du sud, au 3ème jour, nous gagnons quelques degrés et les nuits sont très douces. Du plein soleil la journée, le ciel d'un bleu profond ; à la pleine lune la nuit dans un ciel rempli d'étoiles... nous avons beaucoup de chances avec la méteo !
Premier chameau ! nous sommes bien arrives !
Nous passons notre 3eme nuit dans la ville de Dalanzadgad, ou nous avons pu prendre une douche aux bains publics et faire le ravitaillement. Le soir nous arpentons les rues très poussiéreuses de la ville et tombons sur le seul bar ouvert ; un bar karaoké! Nous avions déjà remarqué le gout prononcé des Mongols pour leur musique, et chanter les chants traditionnels est comme un sport national... nous faisons l'attraction de la soirée en leur imposant quelques uns de nos tubes occidentaux : de Ymca, à Bob Marley, en passant par Barbie girl, le tout chanté par d'authentiques casseroles...
Le 4eme jour nous profitons pleinement du parc national de Gurvan Saikhan, et faisons une rando en suivant la direction du canyon. Nous sommes entourés de petits rongeurs toute la route et ça donne des sueurs froides à Jurgen ! Nous passons la nuit à Bayanzag, chaine rocheuse connue des paléonthologues pour les découvertes de restes de Dinausores. Les couleurs ocres chattoyantes offrent un splendide coucher du soleil...

Les compagnons pour la journee








Le 5eme jour, nous atteignons les dunes de sable de Khongoryn Els, presque le but ultime de notre voyage ! Il fait très chaud mais le vent omniprésent calme la sensation de chaleur. Nous boycottons les chameaux et préferrons rejoindre les dunes à pied. Au sommet, c'est assez magique ! encore une fois les couleurs, le contraste entre le bleu du ciel et le doré du sable !
Les dunes de sable paraissent bien loin, mais rien de nous repoussera ! riviere a traverser, broussailles qui piquent les mollets, apres 1h30 de marche nous y sommes !







Nous passons une nuit agitée au pied des dunes, en effet il semble que le territoire soit déjà occupé par des centaines de souris.. les énormes trous creusés dans les matelas à meme le sol témoignent de l'occupation ennemie! Jurgen paniqué trouvera refuge dans son sac de couchage verrouillé au plus haut, pret à dégainer sa lampe frontale au moindre bruit...

Le lendemain nous attaquons à l'aube une partie très chaotique de notre voyage (300 km réalisés en 8h environ) à travers la région de Bayankhongor. On ne peut que s'accrocher comme on peut, les secousses sont à l'image des ornières dans la route, et s'assoupir peut vite etre dangereux. Heureusement Baatar est le roi de la route et sa maitrise nous rassure (nous n'avons pas de ceinture de sécurité et le toit est à quelques cms de nos tetes !). Nous arrivons dans la ville d'Arvaikheer et prenons immédiatement la direction du bain public !
Le 7eme jour, la route à travers la région de l'Ovorkhangai nous révèlent de nouveaux paysages : vallée verdoyante, collines boisées, et les premiers yaks font leur apparition ! Nous suivons le lit de la rivière Orkhon jusqu'aux cascades de l'Orkhon Khurkhree que nous visitons à cheval. Les petits chevaux mongols sont assez faciles à mener, mais les selles en bois très peu confortables et les étrivières brulent les mollets... au final nous ne sommes pas mécontents de revenir avant les 2 heures commandées ! Le soir nous organisons un feu de camp à l'abris du vent près de la rivière et finissons les bières au grès de longues discussions.








A peine le temps d'émerger de notre nuit bien fraiche !(on se couche avec le poele allumé t° moyenne dans la ger 30° ; alors tout le monde s'endort et bientot on se retrouve avec 5° !). Nous quittons définitivement la campagne mongole et nous rendons à Karkhorum, l'ancienne capitale. Au programme après midi tranquille, nous partons visiter le monastère d'Erdene Zuu Khiid, qui fut le 1er monastère boudhiste du pays. C'est un peu triste et choquant, seuls 3 des 100 temples d'origine ont été épargnés par les soldats de Staline qui tuèrent ou emprisonnèrent les lamas du pays afin de mettre fin au contre pouvoir que représentait la religion boudhiste. Ce n'est que depuis la fin des années 80 que la religion fait son grand retour. Ici se pratique le boudhisme tibétain auquel se mélangent beaucoup de coutumes chamanes (caractérisées par les écharpes souvent bleues).





Le lendemain, nous mettons cap dès l'aube vers la capitale, et faisons nos adieux à Baatar notre chauffeur qui en plus d'etre sympathique a été remarquable (aucune crevaison, aucune panne).

Au final, nous sommes très heureux de ce périple. D'abord parce que nous avons pu cottoyer de vraies familles de nomades et ainsi mieux comprendre leur façon de vivre. Très hospitaliers et souriants, ils sont aussi très discrets et respectueux. Ils vivent d'élevage d'énormes troupeaux de chevaux moutons et chèvres, parfois quelques chameaux, vaches ou yaks. Les hommes s'occupent des betes, les rassemblent en fin de journée pendant que les femmes restent à la ger. Ils se déplacent à cheval pour leur travail et sur des motos chinoises en famille pour aller à la ville. Nous avons partagé chaque soir leur nourriture et c'était plutot correct, en tout cas bien moins pire que ce que nous avions envisagé au départ ! Soupe toffu et pommes de terre, beaucoup de riz avec de la viande de chèvre ou de mouton, les délicieuses pancakes ou les moins bons 'sheep sticks' au petit déjeuner. Le plus terrible reste l'odeur et le gout omniprésent de la graisse de moutons à l'intérieur des gers, dans l'eau bouillie...
Les régions traversées nous ont donné un bel aperçu de la diversité des paysages, et il y a encore tellement plus à découvrir! Ce qu'il en ressort est la domination de la nature sur l'homme et non l'inverse pour une fois ! c'est la nature changante qui fait migrer les nomades vers d'autres lieux, c'est elle qui façonne les paysages, d'autant plus grandioses qu'ils sont quasiment intacts... La faible densité de population et le fait que toute trace de passage des nomades soient effacées après leur départ renforcent le sentiment d'exclusivité et de privilège dans la découverte du pays. L'homme ici vit en totale harmonie avec la nature et s'adapte à elle et les nombreux squelettes d'animaux sont là pour nous rappeler les conditions assez extremes dans lesquelles doivent vivrent ensemble hommes et betes.
22 septembre : couvre feu sur UB
Décidément, les installations semblent souffrir dans la capitale ! Malgrè des signes évidents de modernité (écrans publicitaires sur TV géantes en plein carrefour), la ville est fréquemment victime de coupures d'eau, électricité... Il y a 10 jours, nous n'avions pu prendre que des douches froides (disons très froides) et aujourd'hui nous nous couchons à la lumière de nos lampes frontales... on dirait que le sort prolonge ainsi encore un peu l'ambiance denotre séjour dans le Gobi !
Nous espérons toutefois retrouver demain l'électricité afin de vous donner des nouvelles sur le blog !
23 sept 2008 : Ecotourisme à Terelj
Afin de profiter pleinement de nos derniers jours en Mongolie et fuyant la trop animée et poussiéreuse capitale, nous nous rendons au parc national de Terelj à 80 km de UB.
Nous refusons le circuit organisé que propose notre guesthouse et partons à l'aventure (ils nous souhaitent bien du courage avant de partir !). Premier défi : trouver le bus qui déssert cette région ! Signe que nous commençons vraiment à etre aguerris au voyage 'sac à dos' nous développons les bons automatismes et trouvons sans trop de difficultés à la fois l'endroit et l'heure exacte du bus (malgré 3 informations contraires).
Nous contactons le responsable d'un camp écotourisme du parc (en fait Bert, un néerlandais un peu rustre, qualité nécessaire pour s'adapter au pays !). Arrivés au point de rendez-vous après 2h de bus, point de Bert... nous savons que le camp se trouve à 4km environ de la route principale, perdu dans la nature, mais n'avons ni carte ni indications ! nous demandons après Bert à chaque mongol que nous croisons et finissons par tomber sur 2 hommes qui nous invitent à les suivre.
Nous restons méfiants, constatant sans difficulté leur haleine imbibée et leurs yeux rouges, de plus la nuit commence à tomber... nous n'avons pas d'autre choix que de les suivre. Après une pause vodka à laquelle Juergen est contraint de participer (et hop un verre entier cul sec !), ils nous laissent avec comme indication de suivre tout droit pendant 3kms. Nous nous mettons en route et seuls les poteaux electriques suivant la meme direction nous rassurent un peu. Nous marchons les 3kms, franchissons un court d'eau, avons les chaussures mouillées, et il fait maintenant nuit quand surgissent les phares de la voiture de Bert !
Nous rencontrons alors un personnage haut en couleur qui passe une retraite tout sauf paisible à faire du gouda et autre fromage en Mongolie ! le confort est très sommaire (pas d'eau courante, pas de batiment en dur et -30° l'hiver) et celà nous étonne toujours de voir des occidentaux changer à ce point de standard de vie. Nous retrouvons au moins pour 2 nuits la chaleur si spécifique du feu de bois sous la ger.





La journée la t° ne montera pas au dessus de 9°, et le vent contribue largement à un ressenti glacial ! nous marchons pendant 2h30, puis revenons à la ger, et repartons faire une heure de cheval, avant de passer le reste de la journée à nous rechauffer près du feu... notre repas de nouilles corréennes très très épicées nous aidera au moins à celà !
Commentaires et données chiffrées sur la Mongolie :
taux de change à date 1 euro = 1600 Togrog
visa chinois depuis Oulan Bator : 30$ / 20 euros
ticket de bus réseau urbain : 400 T
prix moyen d'un repas dans un resto mongol : 2500 T
pas de menu Big Mac en Mongolie !
bouteille eau minérale : 400 T
un vrai café noir : 3000 T
douche chaude aux bains publics (parfois nécessaire !) : 1500 T
1 L d'essence 1500 T
Taxi au km : 500 T
bus pour Zunmod (50 km) : 1400 T
bus pour Terelj (80 km) : 2500 T
Recommandations :
Oulan Bator : Ub guesthouse : propre très bon service (pick up service pour visa, organisation de circuits, transport gratuit de et jusque la gare, 6$/pers/nuit en dortoir mais beaucoup de passage et dortoir exigu si vous etes hebergés dans le batiment principal, ch double 16$ ok car à l'écart