20 avril 2009 : en route pour le Cambodge
Nous passons la frontière sans aucun souci (ce passage n'est pas très bien réputé) n'ayant eu au final que 3 dollars de backshish à payer aux douaniers par personne...
Quelques heures après nous nous retrouvons à Stung Treng. Cette fois ci on a décidé de prendre le temps de découvrir les provinces plus reculées du Ratanakiri et Modulkiri.
Nous arriverons au début de la nuit à Ban Lung, au terme d'une épopée avec les transports locaux (bus - puis pas bus ; taxi ? ; scooter + bus ? ; finalement mini van surchargé à tarif surchargé lui aussi...)
du 20 au 23 avril 2009 : nous aimons déjà le Cambodge...
quel accueil ! des dizaines de sourires, des bonjours, des poignées de mains, des locaux qui s'interessent à nous... celà nous change de l'indifférence générale des Thais et des Laossiens ! Les villes nous rappellent aussi l'Inde par certains cotés (le bordel sur le marché, les odeurs pas toujours ragoutantes !). Nous retrouvons un peu ce qui nous avait fait vibrer en Inde, pourvu que ça continue !
Nous établissons notre camp de base à Ban Lung et louons un scooter pour nous permettre de bouger dans les alentours. La ville est un peu chaotique mais la nature autour est très belle.
Nous nous baignons dans les eaux bleues du cratère d'un volcan au lac de Yeak Laom, ou nous passerons l'apres midi au calme et faisons connaissance avec de jeunes locaux.

Anecdote macabre sur le massacre d'une souris...
Ce matin en entrant dans la salle de bain, une souris me tombe dessus, je crie et elle prend peur mais ne trouve pas de voie de sortie... Jurgen refuse de rentrer dans la salle de bains et appelle au secours une employée de l'hotel. Pas bien rassurée non plus, elle crie aussi et la souris se réfugie dans le trou des toilettes qu'elle ne parvient pas à remonter ! nous assistons alors stupéfaits au massacre de la souris à coup de manche à balai... quel reveil !
Plus tard nous partons en scooter sur les pistes couleur terracota et visitons quelques villages autour de Voen Sai, nous reviendrons avec un beau bronzage artificiel !
Nous nous arretons pour un saut aux chuttes d'eau de Ta Kieng pour nous rafraichir et nous nettoyer !


Le lendemain nous nous mettons en route pour Kratie et garderons un très bon souvenir de la province du Ratanakiri et de ses habitants !
du jeudi 23 au samedi 25 avril 2009 : à Kratie
Nous découvrons une nouvelle ville et cette fois encore la ressemblance avec l'Inde nous frappe. La ville est un mélange d'anciennes batisses coloniales un peu délabrées et de constructions un peu anarchiques abritant des stands divers.
Ici encore, nous avons droit à un très bon accueil.
Nous louons pour l'apres midi des vélos et parcourons les 15 kms jusque Kampi à la recherche des dophins de l'Irrawady, nous vous dirons bientot si nous avons eu de la chance ! => et oui, nous les avons vus !!! a bientot pour la preuve en photos !!!

Ces dophins (la seule race à vivre dans l'eau douce) sont une espèce en voie de disparition. Ils vivent principalelent dans les fleuves Irrawady et Mékong. Victimes des bombardements sur le Mekong pendant les guerres du 20ème siècle et de la peche au filet, leur population n'atteint pas les cents specimens.
Kampi est ls refuge de 30 de ces cétacés et le meilleur endroit pour les apercevoir. Notre bateau en est bientot entouré, si bien que nous avons l'impression d'avoir vu les trentes ! Ce sont de curieux specimens ; ils n'ont pas le long nez de leurs cousins, mais un museau rapplati !

du samedi 25 au mercredi 29 avril 2OO9 : de belles aventures dans le Modulkiri
Au terme d'une journée de transport nous atteignons l'autre province reculée qu'estle Mondulkiri. Ici presque pas de routes mais des pistes de terre rouge dont la couleur s'accroche à tout de façon tenace. En saison sèche, c'est cette poussière rouge qui envahit les moindres recoins des maisons, qui recouvre les chiens ; en saison humide, l'eau qui coule se teinte de couleur orangée et la boue argileuse colle aux chaussures et vetements.
Depuis quelques jours les pluies deviennent plus régulières, souvent sous forme d'orages qui éclatent dans une chaleur étouffante ; au moins la pluie apporte un peu de répit ! Les locaux nous annoncent le début des moussons qui arrivent cette année un peu en avance.
Nous sommes donc immobilisés le lendemain de notre arrivée par une pluie soutenue qui durera du début d'après midi jusque tard dans la nuit.
Le lendemain, soulagés de voir une acalmie, nous pouvons suivre nos plans et partir pour la jungle toute proche...
1 jour et 1 nuit avec les Pnong
Nous rejoignons un village Pnong (une minorité qui habite cette région) et faisons connaissance avec notre guide, un chasseur pour qui la foret et la jungle environnantes n'ont plus de secret ! Il nous montre les pièges qu'il tend pour attraper sangliers et chevreuils, nous badigeonne les jambes d'un poison qui tue instantanément les dizaines de sangsues qui s'accrochent à nos chevilles (ouf, sauvée cette fois !) nous montre les merveilles de la faune et flore locales : les lianes qu'on tranche pour boire l'eau qu'elles contiennent, les gros lézards qui se cachent sous les feuilles, les chuttes d'eau qui nous rafraichissent de leurs goutelettes... La marche est longue et les sentiers de terre argileuse rendus aussi glissant que le verglas par les pluies de la veille, valant à chacun quelques belles gamelles !

Pause dejeuner

Le soir nous rejoignons le village ou nous passerons la nuit. Mais avant celà nous méritons bien notre repas que notre guide nous encourage à accompagner d'alcool de riz ! difficile de refuser... notre participation est une invitation pour la suite ! notre guide nous emmène dans une hutte ou tout le village semble s'etre rassemblé ; une trentaine de personnes et une dizaine de chiens réunis autour de 2 jarres pleines d'alcool de riz dont le but de la soirée semble bien etre de les vider ! Les femmes ne sont pas en reste et se relayent à la paille en bambou qui plonge dans la jarre, les discussions vont bon train ; ainsi en est-il chaque soir dans le village, demain ce sera au tour du voisin d'accueillir ce joyeux petit monde !
Nous quittons la hutte avant d'abuser de l'alcool et rejoignons notre lit pour la nuit : un hamac tendu au dessus d'une paillasse dans une hutte traditionnelle déjà occupée par une famille. Un feu de bois crache sa fumée odorante sans évacuation, nous espérons ne pas suffoquer pendant la nuit !
Notre toit pour la nuit...
Le lendemain nous sommes reveillés à l'aube (5h!) par les habitants qui s'activent pour une nouvelle journée. Nous nous refugions au plus profond de notre hamac pour une autre heure de répit. L'agitation grandit autour de nous et quand nous rouvrons les yeux, la moitié du village est dans notre hutte, découpant et se partageant une carcasse de vache tuée à l'aube ! La tete trone à 20 cms de nos hamacs et je faillis marcher dans le plat des vicères placé juste à mes pieds ! quel reveil ! j'enfile vite mes chaussures et me réfugie dehors, l'air frais chasse progressivement l'odeur de la viande fraiche... une demi heure plus tard, on nous sert le petit déj : de la viande de vache plus fraiche que celle qu'on a jamais mangée ! Jurgen participera meme à la dégustation des reins ; quant à moi, c'est encore un peu tot pour mon estomac et je me contente de riz et légumes. L'alcool de riz refait son apparition mais cette fois nous déclinons poliment!
De retour à Sen Monorom, nous passons la journée à nettoyer nos vetements et nous reposer de ces 24h chargées en émotions !
mercredi 29 avril 2OO9 : courte etape a Kompong Cham
Une assez jolie ville de province, au bord du Mekong, avec ses batiments d'architecture coloniale francaise, pas desagreable comme halte obligatoire ...


du jeudi 30 avril 2OO9 au : Angkor - merveilles Khmers
Nous arrivons à Siem Reap en milieu d'après midi. C'est le camp de base pour la découverte des temples d'Angkor ; en fait une ville assez moderne offrant des services assez haut de gamme. Le centre ville est parsemé de palaces, restaurants à la française et boutiques de souvenirs.
Nous prenons le passe 3 jours (40 USD tout de meme!) et décidons de découvrir les temples en vélo à notre rythme.

Il en résulte : 40 kms parcourus le 1er jour, 30 le second et une quinzaine le 3ème... des fesses endolories une bonne gamelle pour Amélie (au cours de laquelle l'appareil photo a passé avec succès le test ds resistance!)
Nous consacrons le premier jour aux temples de périphérie, avant d'aller crescendo en visitant Angkor Tom et Ta Prom le second jour puis le célèbre Angkor Vat le 3ème jour au petit matin (5h30 tout de meme !)
Les temples datent des 11ème et 12ème siècle principalement, héritages de la grandeur du royaume Khmer de l'époque. Ce sont presque tous des monuments religieux (les constructions 'en dur' étant réservées aux Dieux) d'influence hindou et boudhiste.

Leur visite nous envoute :
du Bophea et ses centaines de visages qui vous scrutent,


de la jungle qui a repris ses droits à Ta Prom,
à la grandeur incontestée d'Angkor Vat...


Il faut aussi dire que la présence de milliers d'autres visiteurs, le traffic des bus autour des temples principaux et la pression omniprésente des vendeurs gachent un peu notre plaisir et les temples plus éloignés auront notre préférence...
petite galerie en noir et blanc :










du plaisir de la baguette...
Savez vous que depuis plus d'un mois nous petit- déjeunons de baguette et confiture ? Découverte au Laos cet héritage des Français peut se trouver dans n'importe quel coin, souvent sur les marchés. Au Cambodge nous arrivons meme avec un peu d'expérience à repérer la boulangere (une simple maison) et à l'acheter au plus frais... quel plaisir alors de croquer dans sa croute (qui n'a alors rien à envier à sa cousine française) !
et la Vache qui rit, fromage national ici, retrouve aussi toute sa saveur dans nos palais sevrés de nos fromages forts en gout depuis 8 mois déjà !
du 4 au 7 mai 2009 : Phnom Penh
Quelques jours dans la capitale cambodgienne ; une vraie capitale avec 1.5 million d'habitants.
Coté pratique, nous profitons du break pour faire faire nos visas pour le Vietnam.
Coté visite, nous louons des vélos et expérimentons le trafic fou de la ville, faut s'accrocher ! Nous accordons quelques heures à la visite du musée du génocide de Tuol Sleng, haut lieu d'emprisonnement, de torture et d'éxécution sous le régime Khmer Rouge. 15 000 personnes ont trouvé ici la mort et l'endroit est sacrément émouvant.

Le reste de la ville n'est pas déplaisant quoique très pollué, et très bruyant. Nous mesurons le fossé entre les marchés traditionnels, sales et odorants et les centres commerciaux, neufs et luxueux...




petit rappel : plein de videos vous attendent sur
www.youtube.com/juschnei
Apres avoir trekke, pedale, s'etre leves a l'aube, avoir respire la pollution de a capitale, nous nous sentons comme meritant des une mise au vert... ici ce sera au bord de l'eau, sur l'une des iles du Sud du pays, des vacances en vacances...
le 7 mai : échapper à Sihannouk ville...
On nous l'avait déconseillé pour ses pires cotés (notamment le tourisme sexuel...) Nous sommes obligés d'y passé une nuit. La ville n'a aucun charme et les plages sont recouvertes de paillottes ou la compétition fait rage...
Nous prenons notre mal en patience et louons un scooter pour découvrir les différentes plages et la ville. Sur le chemin du retour nous ferons connaissance avec les 'arracheurs de sacs à scooter'! Heureusement la pochette de l'appareil photo était bien accrochée au torse de Jurgen et nous en sortons bien (un doigt de pied un peu abimé pour Amélie !)
Nous n'avons qu'une hate : quitter la ville !
du 8 au 10 mai : Ko Russei - Bamboo island
Départ en bateau ce matin, un vrai bateau de pecheur, et vaut mieux avoir bien digéré son petit déj ! 1h30 de bateau avec une belle houle ; nous arrivons enfin sur l'ile.
Nous choisissons notre bungalow.

L'ile est assez sauvage, la partie ou nous débarquons est à l'abri du vent, la mer est d'huile et l'eau transparente. Protégée par les iles environnantes la zone est comme un lagon entouré de corail...


Nous y passerons les 3 prochains jours. Malheureusement les orages ne sont jamais très loin et les accalmies nous laisseront peu de temps pour vraiment apprécier l'ile ; nous profiterons quand meme du cadre idyllique pour nous reposer !
du 11 au 13 mai : Kampot, son poivre et son architecture coloniale
Nous arrivons sous la pluie à Kampot (on s'habitue peu à peu à la saison des pluies, mais on préfère quand meme les brusques mais brèves averses de fin de journée). La ville nous parait d'abord triste et sans charme. C'est que nous avons découvert la ville nouvelle avant de tomber sur les ruelles chargées d'histoire et héritage du passage des Français. Meme si beaucoup de batisses sont laissées à l'abandon, le charme est bien présent.

Nous étions venus ici pour découvrir la colline de Bokor, elle est pour le moment inaccessible car la seule route est en rénovation.
Nous louons des vélos le lendemain et longeons la rivière à la découverte des villages alentours, quel accueil encore une fois ! nous ne savons plus ou donner de la tete pour répondre à tous les 'hello' qui suivent notre passage !


Le soir nous vivons un des orages les plus violents, les murs tremblent sous les coups de tonnerre et nous tentons de rester calmes, les yeux grands ouverts depuis notre lit !
du 13 au 18 mai : de Kep à l'ile au lapin
Dernière étape de notre séjour au Cambodge, la petite ville de Kep que nous rejoignons en tuk tuk.
Il s'agit d'une station balnéaire huppée très prisée à l'époque des Français, et depuis un peu oubliée ; elle renait depuis quelques années et attirent locaux aisés venus de Phnom Pehn comme touristes en recherche de l'air marin. Il n'existe pas vraiment de ville, les guesthouses s'étalent sur plusieurs kms le long de la cote. Il n'y a pas non plus de belle plage, le sable n'est pas naturel sur cette partie de litoral.
Nous débarquons le lendemain sur l'ile au lapin (nommée ainsi pour sa forme). Plus développée que Bamboo, l'ile est aussi habitée par des familles de pecheurs. Le 1er jour est animé, c'est un jour férié beaucoup de locaux sont venus passer la journée sur l'ile.
Heureusement, les prochains jours sont plus calmes. Nous nous baignons, faisons le tour de l'ile, dégustons des mangues directement cueillies de l'arbre, et dormons aux milles sons de la jungle et de ses étranges créatures...






3 jours après nous rentrons sur Kep d'ou nous prendrons un tuk tuk pour rejoindre la frontière vietnamienne ; un nouveau carnet de voyage à découvrir bientot !
Mémoires du Cambodge...
Des habitants chaleureux, souriants, vifs et accueillants (quel bonheur pour l'étranger !)
Un peuple qui a beaucoup souffert et qui refuse d'en parler ; leur façon à eux d'oublier...
Un pays gangréné par la corruption, qui freine la croissance et le développement ; et comme toujours c'est les plus pauvres qui en patissent
Une culture khmère ancestrale, qui est leur fierté, dont le symbole supreme est Angkor Wat (que l'on retrouve sur leur drapeau, leur bière nationale...)
Des insectes parmi les plus gros et les plus répugnants jamais vus ; une fois la nuit tombée ils sortent de partout, des scarabés énormes, des crickets, des cafards... ils rampent sur le sol, nous tombent dessus d'on ne sait où... ame sensible s'abstenir !
Nous ne retiendrons pas de plats vraiment typiques (si ce n'est les crickets, scorpions et autres délicatesses ; mais ne mange-t-on pas aussi des cuisses de grenouilles chez nous ?). Nous nous sommes régalés de curries au lait de coco, de baguettes à la vache qui rit, au paté...
Le costume national féminin : le pyjama à nounours ! (on ne plaisante pas !)
Quelques chiffres :
1 euro = 5500 riels
1l d'eau = 700 riels
1l d'essence = 3200 riels
Location d'un scooter 125 pour la journée = 5$
1h Internet = 4000 riels
1 repas local : entre 6000 et 8000 riels
1 baguette (pistolet chez nous) = 1000 riels
1 bière 'Angkor bier' en bouteille = 8000 riels
1 ch double dans une guesthouse 'budget' = 4$ (16000 riels)